L EUROVISION en AZERBAIDJAN qui l eu crut?!

Publié le par Amazone

Samedi 2 Fevrier 2008

 

Nous avons ete invite a assister, dans la plus grande salle de concert azerie, a l EUROVISION. Eh oui, moi qui trouve au combien cucu cette evenement, j ai eu le « privilege » ainsi que Markus un allemand d etre au premier rang dans la fosse, a quelques centimetres des artistes, de toute la logistique et du gratin azeri.

 

Les participants du seminaire sont partis tres tot de l hotel pour aller a la salle de concert. Markus et moi, nous devions raccompagner Stessie (francaise) et Yorgi (georgien) a la gare. C est pourquoi nous sommes arrives plus tard a la salle de concert.

Mais pas question d y entrer.

Premier barrage, barricade de flics au pied des escaliers de l edifice.

Nous expliquons tant bien que mal notre situation : « nous participons a un projet europeen, nous sommes invites par l Etat Azerbaidjanais par l intermediaire de la commission europeenne, a rentrer dans la salle » (ce qui est tout a fait vrai pour les perplexes)….blabla…bla

Rien a faire, les bras sont croises devant nous.

Certaines personnes arrivent a passer, d autres font demi tour, la difference de traitement se voit, se palpe.

Nous, nous attendons, j etais persuadee qu ils allaient nous laisser passer du fait de notre statut et representation d etranger europeen.

Et ca n a pas loupe ! 20 min apres, les bras se decroisent, un joli sourire était aussi passe par la. Eh oui, meme si je ne suis pas fidele a ces pratiques.

Donc on grimpe les escaliers, ca y est on a reussi a passer, nous marchons vers l Eurovision !

 

Ne jamais crier victoire trop tot !

 

Deuxieme barrage en haut des escaliers

Meme situation, meme topo, on attend et on repart, ca y est, on y est presque il reste plus qu affranchir les portes du Sektor 4.

Impossible. La police fait face de nouveau. Un ami azeri m avait auparavant appris les trois caracteristiques de la POLIS ici.

1er critere,  la moustache bien brune (comme en Algerie et celle du padre, meme si elle commence a blanchir)

2eme, le gros bidon, car il est necessaire de bien manger pour affronter l ennemi et d avoir un reposoir (neologisme) pour reposer ses bras,

3eme et dernier critere, la matraque sur le cote, pour titiller les personnes qui refusent de faire don de leur monnaie.

On attend de nouveau on explique notre situation, on parlait en anglais, les flics comprenaient rien mais on continuait quand meme, car on était sur qu il allait ceder. Une demi heure passe et la, un des responsables de la polis vient nous chercher, pas un mot il nous fait signe de le suivre.

Enfin, nous passons les portes, le couloir mais quel couloir ?

Les coulisses, les artistes se bousculent, la logistique est sur le qui vive, c est la cohu ( ?), il fait chaud, il faisait environ 1° dehors, on se fraye un chemin et on arrive ou ? Devant la scene avec tous les VIP, a ce moment precis, c est irrealiste.

On cherche desesperement les autres participants du training, ou sont-ils ? On comprends rien a la situation.

Au bout d une demi heure, j entends mon prenom du haut des gradins, ils etaient tous assis a des kilometres de la scene. Meme si j etais loin, les visages avaient une couleur a dominante verte, eux non plus ne comprenaient pas comment on avait reussi a se trouver la !

Durant le spectacle, j etais plus interessee a comprendre comment fonctionnait la logistique, la securite, et qui etait les gens presents dans cette espace de privilegies, que de regarder le spectacle. Faut dire que la musique ne me plaisait pas tellement.

 

Conclusion de cette aventure :


Il vaut mieux arriver plus tard que plus tot,

Notre statut d etranger nous ouvre des portes qui d habitude nous sont fermes.

Dans cette situation j ai use de ce statut pour savoir jusqu’ou je pouvais aller, non pas pour profiter et etre au premier rang, mais pour comprendre comment les etrangers sont percus surtout par rapport a la police et de constater les comportements qu elle adopte.

Je ne vous cache pas non plus que cette situation m a mise mal a l aise a plusieurs reprise, alors que mon compagnon d aventure lui au contraire, dans son discours, brandissait le drapeau europeen.

 

Voila mon EURO – VISION s arrete la.

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J
Bonjour<br /> <br /> je vois que tu fais plusieurs fois références à l'Algérie dans ton blog, notamment en comparaison avec certails détails de ta vie en Azerbaidjan.<br /> <br /> Pourrais-je savoir combien de temps es tu restée en Algérie et à quand remonte ton dernier voyage là bas?<br /> <br /> Cordialement<br /> <br /> Le félin.
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